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Campagne DRADEM

La campagne océanographique DRADEM à laquelle a participé Arnauld Heuret s’est déroulée du 9 au 21 juillet 2016 à bord du navire "Pourquoi Pas ?" dans les zones économiques exclusives du Suriname et de la Guyane. Cette campagne s’inscrit dans un programme d’étude géologique du plateau de Demerara, dans la suite des campagnes GUYAPLAC (2003), IGUANES (2013) et avant MARGATS (2016).

La campagne DRADEM avait pour double objectif de cartographier la pente continentale de la marge transformante bordant au nord le plateau de Demerara et d’échantillonner par dragage les roches qui y affleurent.
La bathymétrie de la totalité de la pente continentale et d’une partie de la bordure du plateau a été cartographiée, confirmant la segmentation de cette marge en trois parties avec des caractéristiques morphologiques très différentes. Deux probables volcans de boue ont été identifiés, l’un sur la bordure nord du plateau, l’autre dans la partie distale du cône sous-marin de l’Orénoque.
Douze dragages ont été réalisés entre 3 500 et 4 700 mètres de profondeur. Quatre dragues n’ont pas remonté d’échantillons. Les huit autres ont remonté des quantités variables de roches, très souvent encroûtées mais à chaque fois de nature différente : sédiments (brèche, grès grossiers, grès à plantes, grès coquillers, marne calcaire), roches grenues et métamorphiques (dont mylonites). Les déterminations lithologiques sont basées sur l’observation macroscopique de roches souvent altérées et restent bien sûr à confirmer par les études à terre mais, dans tous les cas, ces roches, pour la plupart inconnues dans ce secteur, vont radicalement modifier notre compréhension de la structure et de l’évolution de cette marge. Elles mettent en évidence des mouvements verticaux importants qui ont amené à l’affleurement des roches formées en profondeur.

C. Basile (Isterre - Université de Grenoble, chef de mission), L. Loncke (CEFREM - Université de Perpignan) ; A. Heuret (Géosciences Montpellier - Université de Guyane), E. Poetisi (Université Anton de Kom, Suriname) ; I. Girault (Université de Bourgogne)