Nos tutelles

CNRS

Rechercher




géosciences montpellier
université
de montpellier
campus triolet
cc060
place eugène bataillon
34095 montpellier cedex05
france

+33(0)4 67 14 36 02


Accueil > Recherche > Transferts en Milieux Poreux > Sites expérimentaux

Site expérimental de Maguelone

Le site expérimental de Maguelone est implanté sur un lido de la marge passive du Golfe du Lion (à 10 km au sud de Montpellier). Limité au nord par une lagune et au sud par la Mer Méditerranée, ce site constitue un laboratoire naturel pour étudier les réservoirs côtiers, constitués de sédiments clastiques, souvent argileux et saturés de fluides de salinité variable.


Situation du site expérimental de Maguelone
Situation du site expérimental de Maguelone

Description du site

Cinq forages peu profonds (de 12 à 60 m) ont été réalisés sur le site, depuis 2003, dans le cadre du projet Européen ALIANCE (FP5).

Ces forages ont permis la conception et le développement de nouveaux outils et méthodes d’observation hydrogéophysique du sous-sol dédiés à l’étude de la dynamique des aquifères côtiers, et notamment au suivi des d’intrusions salines.

Un forage a été entièrement carotté (MAG1). Un autre (MAG4) a été équipé d’un observatoire de résistivité électrique in-situ. Cet observatoire permet l’enregistrement quotidien de profils de résistivité électrique afin de suivre l’évolution verticale et temporelle de la salinité des fluides qui saturent les sédiments poreux.

Les carottes extraites de MAG1 ainsi que les mesures géophysiques issues des différents puits ont permis de mettre en évidence 2 séquences de dépôts distinctes. En surface, une séquence Holocene (0-9m) constituée de sédiments lagunaires avec des argiles vertes, surmontées de sables gris coquilliers. Cette séquence forme un niveau imperméable qui couvre de manière discordante une sequence Pliocène (9-60m) composée essentiellement de dépôts continentaux de faible granulométrie et relativement homogènes (argiles, silts et argiles silteuses). Localement, quelques incursions marines (argiles grises) et des niveaux lacustres (argiles blanches carbonatées) sont visibles. La teneur en argile est relativement élevée tout au long de la séquence ce qui rend ces dépôts relativement imperméables.

Niveaux perméables

Au sein de ces dépôts principalement argileux, deux niveaux conglomératiques gréseux d’épaisseur métrique à pluri-métrique sont observés. Les facies sédimentaires et les mesures géophysiques suggèrent une perméabilité et une porosité importantes pour ces 2 horizons grossiers encadrés de part et d’autre par des sédiments peu perméables.

Près de la surface (12-15 m) on trouve des conglomérats fluviatiles et des sables. Ils sont clairement identifiés par des valeurs basses du signal de radioactivité naturelle gamma et peuvent être retrouvés latéralement dans les forages voisins. Plus en profondeur (37-38 m), on trouve des sables marins associés à des dépôts deltaïques.

Hydrogéologie

D’un point de vue hydrogéologique, le signal de résistivité électrique montre que la colonne sédimentaire est saturée par des masses d’eau distinctes. Près de la surface (0-32 m), on trouve principalement des eaux saumâtres (de résistivité < 2.0 Ω.m).Plus en profondeur (32-60 m), on trouve des eaux plus douces (de résistivité > à 8.0 Ω.m), découvertes légèrement artésiennes en 2003 à 40 m dans le puits MAG1.

Coupe (Raynal et al, 2009, modifiée)
Coupe (Raynal et al, 2009, modifiée)

Projets scientifiques associés

ALIANCE

CO2 MUSTANG

SIMEX

TRUST

PANACEA

Publications

Olivier Raynal, Frédéric Bouchette, Raphaël Certain, Michel Séranne, Laurent Dezileau, Pierre Sabatier, Johanna Lofi, Anna Bui Xuan Hy, Louis Briqueu, Philippe Pezard, Bernadette Tessier, "Control of alongshore-oriented sand spits on the dynamics of a wave-dominated coastal system (Holocene deposits, northern Gulf of Lions, France)", Marine Geology 264 (2009) 242–257.

Raynal & al (2009)