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Analyse géomorphologique des bassins versants de l’Ogooué et du Congo : Quantification de l’érosion Cénozoïque et implications sur les flux détritiques vers la marge d’Afrique Equatoriale.

Christopher LACAN - Master 2 - 2010

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Résumé :

L’analyse géomorphologique des formations présentes dans les bassins versants du Congo et de l’Ogooué s’appuie sur l’identification des surfaces enveloppes qui limitent les unités stratigraphiques cénozoïques des unités plus anciennes (sédiments Mésozoïque et craton Archéen). Cette étude utilise les MNT de la NASA (données SRTM/ASTER) et un système d’information géographique (SIG) : elle révèle l’existence de mégadunes longitudinales fossiles (draas) sur les plateaux des formations tertiaires, caractérisant ainsi des surfaces d’abandon antérieures au début de l’incision.

Celles-ci définissent la surface-enveloppe du sommet de la formation cénozoïque dont la présence est constatée dans plusieurs régions de la zone d’étude. Des coupes géologiques levées dans l’ensemble de l’aire de répartition actuelle des formations tertiaires et leur périphérie permettent d’extrapoler les surfaces-enveloppes de base et de sommet au sein des aires de drainage du Congo et de l’Ogooué. L’extension maximale ante-érosion des zones de dépôt des sables tertiaires est définie au moyen de ces coupes géologiques : elles mettent en évidence des paléosurfaces d’aplanissement pré-cénozoïques sur le craton et des barrières topographiques qui délimitent la cuvette du Congo.

Les résultats interprétés des cartes d’isopaques érodés révèlent que 40 % du volume du dépôt-centre Oligocène-actuel du Congo provient de l’érosion des formations tertiaires présentes dans l’aire de drainage de ce fleuve. La contribution du déstockage de ces formations détritiques dans le bassin versant de l’Ogooué est par contre d’un ordre de grandeur inférieur à celle du bassin versant du Congo. Le principal apport de sédiments vient de l’érosion de la zone côtière du Gabon, soumise à un uplift et une dénudation depuis le Miocène inférieur à l’actuel (200000 km3 de sédiments proviennent de la zone côtière du Gabon contre 40000 km3 pour le bassin versant de l’Haut-Ogooué).

Les résultats montrent de plus qu’au Tertiaire, 330000 km3 de sables éoliens ont été déposés sur le continent au niveau du bassin du Congo. Par des recoupements entre chronologie relative des dépôts, datations de déformations régionales ayant affecté ces sables (uplifts Miocène) et augmentation brutale de l’apport sédimentaire sur la marge d’Afrique Équatoriale issu du déstockage de ces formations (environ 80 %), on définit deux périodes :

- Paléocène-Éocène : dépôt éolien des sables sur le continent, avec un climat désertique.

- Oligocène-actuel : incision et remaniement de ces sables vers la marge, avec un climat plus humide.