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Accueil > Public-Presse > Histoire de la géologie à Monpellier

200 ans de géologie à Montpellier

Marcel de Serres Les premiers véritables scientifiques étaient au départ des naturalistes passionnés qui occupaient d’autres fonctions. Marcel de Serres (1782-1862), conseiller à la cour d’appel de Montpellier, occupe ses loisirs à rechercher et collectionner les fossiles et ossements de la région. À la création de la faculté, il occupe la 1ère chaire de géologie-minéralogie, grâce à laquelle il contribue à la naissance de la paléontologie et à la création du concept de Quaternaire.

Paul de Rouville, Doyen et professeur honoraire de la faculté des sciences (1862-1894), arpente toute la région et produit les premières cartes géologiques (Carte géologique du Département de l’Hérault et introduction à la description géologique de l’Hérault, Montpellier 1876).

On lui doit également la première coupe géologique du pic St Loup.

Le Pic St Loup selon Pierre de Rouville

Edouard Roche
Enfant du pays, Edouard Roche étudie à la faculté des sciences de Montpellier et y devient professeur en 1849. Ses travaux de physique et de mécanique céleste sont célèbres, cependant sa contribution aux sciences de la Terre, bien que moins connue, n’en est pas moins déterminante. Grâce à la cinématique de la planète, à son aplatissement et à la comparaison de sa densité moyenne avec celle des roches de surface, il a calculé en 1881 une distribution des masses à l’intérieur de la Terre, correspondant au premier modèle de Terre avec un noyau.



En 1964, la faculté des sciences quitte le centre-ville pour s’installer dans un campus de 30 hectares, au nord de Montpellier, sur lequel sont bâtis 146 000 m2 de bâtiments pour la pédagogie et la recherche. Ainsi naît l’Université des Sciences et Techniques du Languedoc - USTL. Les vastes laboratoires de géologie accueillent alors un grand nombre de nouveaux chercheurs et d’étudiants.

Cette période correspond au développement de la théorie de la tectonique des plaque qui va révolutionner chacune des sciences de la Terre. À côté de la géologie, de la paléontologie et de l’hydrogéologie - de longue tradition - la géophysique puis la géochronologie et la géochimie vont s’implanter à Montpellier. Le parc analytique et expérimental ne cesse de se développer depuis lors. Les chantiers s’étendent à l’Afrique saharienne et à toutes les chaînes de montagnes actuelles ou anciennes de la planète, jusqu’au Tibet - inaccessible aux occidentaux - qui s’ouvre aux géologues montpellierains en 1980.

Depuis les années 90, les enveloppes profondes de la Terre et l’océan se sont ajoutés aux centres d’intérêts des géologues montpellierains. Enfin, depuis les années 2000, une partie de l’activité scientifique s’infléchit vers des thématiques sociétales liées aux risques géologiques et à l’environnement naturel.

La réunion de tous les chercheurs au sein du laboratoire Géosciences Montpellier correspond à l’approche intégrative d’étude de la géodynamique de la planète, dans l’ensemble de toutes ses enveloppes.