Nos tutelles

CNRS

Rechercher




géosciences montpellier
université
de montpellier
campus triolet
cc060
place eugène bataillon
34095 montpellier cedex05
france

+33(0)4 67 14 36 02

Nom tutelle large
OREME

Accueil > Contenu Newsletter > Focus

Projet PALMES : De nouveaux horizons pour la communauté géochimique de Montpellier

PNG - 153.1 ko

Le projet PALMES (Plateau Analytique Littoral Méditerranéen Environnement Santé) est un projet d’équipement de géochimie de plus d’1.5 M € financé dans le cadre du Contrat de Plan-État-Région 2015-2020. Il est porté par l’Observatoire de REcherche Méditerranéen de l’Environnement (OREME) et coordonné par Delphine Bosch, de Géosciences Montpellier.

Ce financement va permettre la mise en place à Montpellier de nouveaux outils analytiques essentiels pour la détermination de rapports isotopiques d’éléments chimiques utilisés dans des champs de recherche aussi variés que les sciences de la Terre, l’eau, l’environnement, la bio-santé, l’écologie et l’agronomie ou les sciences des matériaux et l’archéologie. L’acquisition de trois spectromètres de masse, un MC-ICP-MS (Multi-Collection Inductively Coupled Plasma Mass Spectrometer) et deux IRMS (Isotopic Ratio Mass Spectrometer) va considérablement augmenter l’éventail de mesures chimiques possibles permettant ainsi un large spectre depuis des analyses élémentaires (métaux, métalloïdes, Terres Rares…) et/ou de spéciation (As, Se, Sn, Sb, Hg, Tl…) jusqu’à des analyses isotopiques (traçage et géochronologie) dans les eaux, les sédiments, les roches, les minéraux, les sols, les matériaux biologiques...

De façon très schématique, l’appareil MC-ICP-MS va permettre de doser des rapports isotopiques d’éléments chimiques à isotopes stables lourds tels que Fe, Cr, Mg..., et radiogéniques, comme Sr, Nd, Pb, Hf... sans préparation chimique préalable (méthode "in situ" par ablation laser) ou après dissolution et séparation chimique. Ce type d’analyse n’était pas possible jusqu’alors sur le site montpelliérain. Un MC-ICP-MS grâce à divers types de couplage permet notamment d’analyser un échantillon sous forme liquide (nébulisation conventionnelle), solide (ablation laser) ou gazeuse (chromatographie gazeuse). Quant aux IRMS, ils serviront à doser les rapports isotopiques des éléments légers que sont C, H, O, N, S, dans des matrices carbonatées et organiques, notamment sur de très petites quantités de carbonates (quelques milligrammes), en complémentarité du MC-ICP-MS, qui, travaillant pour partie à pression atmosphérique, ne permet pas de doser ces éléments également présents dans l’air ambiant.

Les acteurs montpelliérains, dont Géosciences, vont avoir un rôle de premier plan à jouer au niveau local, régional, national et international dans la mise au point d’outils d’expertise et de diagnostic dans le domaine de la santé, du traçage (source, processus, ressource, pollution, risques) en sciences de l’Eau et de la Terre, en bio-archéologie et dans l’identification des impacts des changements planétaires et anthropiques dans les domaines de l’écologie et de l’environnement.

Ces nouveaux équipements intégreront le plateau technologique d’Analyse des Éléments en Trace dans l’Environnement et ISOtopes (AETE-ISO*) co-financée par la Région L-R et qui est intégré dans la plateforme de géochimie de l’OSU-OREME. L’installation de ces nouveaux équipements s’accompagnera de la mise en place de formations accessibles aux étudiants et professionnels dédiées à l’apprentissage de ces nouvelles techniques d’expertise géochimique.

* remplace l’actuel "Analyse des Éléments en Trace dans l’Environnement" (AETE) qui voit son champ de compétences largement étendu.