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Du côté de chez...

Roger Soliva

Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Roger Soliva, membre de l’équipe G2R, enseignant-chercheur tectonicien, spécialiste des failles et des nombreux processus s’y rapportant. Pour Roger, tout commence sur les pentes scoriées du mont Saint-Loup, cône strombolien surplombant Agde, la ville de son enfance. Dans cet environnement minéral, c’est en tout premier lieu les planètes et l’espace qui le passionnent. D’ailleurs Roger, enfant, tient assidument un carnet d’observations nocturnes, qu’il alimente de nombreux dessins et de prises de notes. Il nous avouera même avoir souhaité devenir astronaute. Néanmoins c’est aux côtés de sa grande sœur, doctorante en géosciences sous la direction de Maurice Mattauer, qu’adolescent il découvre une grande variété de roches et de structures géologiques lors de nombreuses randonnées pyrénéennes.
Au lycée, ayant un attrait soutenu pour les mathématiques, il prépare son Bac S avec pour objectif de rejoindre les bancs de la faculté et d’intégrer les filières générales. Mais c’est aussi à cette période que Roger se prend d’une nouvelle passion qui ne le quittera plus : la musique. Ainsi accompagné d’amis, il monte un groupe de rock avec lequel ils se produisent de nombreuses fois sur scène. A la faculté, il reçoit en première année un cours d’Alexandre Chemenda, qui révéla les géosciences à ses yeux et réveilla son enthousiasme envers la géologie. Le terrain prend une part importante et il lui devient vite inconcevable de "faire de la géologie" sans faire "de terrain". Dès la licence, il deviendra convaincu de vouloir faire de la recherche sa vie et, au cours de son cursus universitaire, une spécialisation vers la géologie structurale et la tectonique est apparue comme une évidence.
A la suite d’un stage de maîtrise avec Michel Séguret sur les relations entre tectonique et sédimentation, il rejoint l’université Paris-Sud à Orsay pour parfaire sa carte d’identité de tectonicien. Il y intègre un DEA couplant à la fois géologie structurale de terrain, tectonique active et géomécanique. Durant cette période, il travaille dans la nappe de la Pedraforca (Pyrénées catalanes) afin de quantifier les déplacements des rejets de failles. En 2001, Roger débute une thèse sous les supervisions d’Antonio Benedicto et de Pierre Vergely à Orsay : il étudie le rôle de la segmentation dans la croissance des failles normales, dans les séries stratifiées hétérogènes (cordillères Bétiques et États-Unis). Lors de sa deuxième année de thèse, il part effectuer un stage doctoral de quatre mois à l’université Stanford pour travailler avec Atilla Aydin, David Pollard et Frantz Maerten. Il découvre, à ce moment-là, les outils de modélisation numérique et caractérise en 3-dimensions les champs de contraintes s’appliquant autour des failles. Début 2005, il rejoint l’équipe de Richard Schultz (Université du Nevada) pour un stage postdoctoral, et applique ses résultats de thèse à des réseaux de failles de bien plus grande échelle (les Afars et la planète Mars !).
Cependant il doit abroger son contrat car il est recruté maître de conférences à Montpellier en octobre 2005. Dès lors, il continuera de coupler études de terrain à travers le monde (Europe, États-Unis -Utah, Névada et Asie –Mongolie, Gobi-Tianshan-) et études en laboratoire. Passons sur les déboires de terrains (soucis avec des Rangers américains, la police, rencontres fortuites avec des animaux sauvages, des passages périlleux à travers des rivières, des tempêtes de sable ou encore des découvertes d’anciens missiles soviétiques…), ne retenons que les moments agréables et les succès ! Roger a aujourd’hui comme intérêts de recherche la compréhension des structures et la mécanique des failles au sens large, couplant approches de terrain et géomécanique, processus diagénétiques et influence des fluides. En quelque sorte, il étudie le rôle des systèmes de failles et leurs capacités à glisser (rôles de la morphologie, de l’orientation des systèmes, les ratios de contraintes, la friction, la cohésion, la rupture…) et leurs impacts relatifs à des projets de stockage de déchets. Enfin, ses perspectives de recherche concernent notamment la géothermie et la perturbation des isothermes en profondeur liée aux failles.
Du côté des enseignements, Roger enseigne principalement la tectonique, la géologie structurale et la géomécanique : "C’est vraiment une partie importante du métier car il est essentiel de transmettre, et c’est un vrai plaisir d’avoir des interactions et de créer une synergie avec les étudiants. Cela nous permet d’apprendre à clarifier notre discours, de transmettre la finesse de la Science, sans complexité". Parmi ses nombreuses implications au sein du laboratoire et du département d’enseignements, nous retiendrons que Roger est responsable du Master GER depuis deux ans.
Vous l’aurez compris, si vous souhaitez rencontrer Roger, cherchez-le d’abord sur le terrain devant des failles, ou du côté des salles de cours, enseignant la tectonique. Ou bien encore dans une salle de concert !

Signe astrologique ? Poisson.
Un surnom ? Merguez (petit, mince et cramé par le soleil) - Angus (adolescent car fan d’ACDC et j’avais bossé ses solos de guitare).
Es-tu plutôt : thé ou café ? Tisane. Bière ou vin ? Bière et vin (pas la vinasse). Cinéma ou boîte de nuit ? Salles de concert et cinéma. Foot ou rugby ? Aucun des deux !
Un sport ? Le tennis de table.
Week-end, synonyme de ? Repos, famille et musique forever...
Vacances, synonyme de ? Famille, musique, voyages.
Lundi matin, synonyme de ? « J’ai un papier à finir… »
Et dans 10 ans, que fais-tu ? Plus de missions de terrain, ce sera plus facile car les enfants seront grands !
Si tu étais un(e) superhéro(e) ? Qui serais-tu ? Casimir, Surfer d’argent, Zorro...
Ce que tu détestes par-dessus tout ? Les magouilles !
Une passion ? La musique !
Un juron, gros mot, interjection ou blasphème favori ? Bordel de m...
Ton mot préféré et celui que tu détestes ? Préféré : nature. Détesté : administration.
Un type de métier qui t’aurait déplu ? Trader.
Le métier que tu aurais rêvé de faire ? Astronaute.
Si Dieu existe, après ta mort, qu’aimerais-tu l’entendre te dire ? "Avec ces conneries de religions créées par l’homme je comprends que tu n’aies pas cru en mon existence…"
Une personne de ton choix à rencontrer, morte ou vivante, connu ou non ? Jimmy Page.
Un livre de chevet ? Actuellement c’est la bio d’OTH, sinon j’adore les Houellebecq.
Qualités et défauts ? Pas velléitaire. Défaut : je n’entends pas toujours ce que l’on me dit.
Un souvenir joyeux ? La naissance de mon fils Antonin.
Un cauchemar ? Un moment de honte ? Dans le Mercantour, cerné par quatre chiens de berger très énervés (trois patous et un plus petit) au milieu d’un troupeau de moutons !
Un pays, une région que tu aimes ? L’ouest des USA (Californie, Nevada, Utah).
Un pays, une région à visiter ? L’Égypte.
Une résolution qui te tiendrait à cœur ? Mieux gérer ma densité de travail et surtout lâcher prise sur certaines "obligations" professionnelles !
Ton style de musique préféré ? Le rock indé (surtout post-rock), mais j’ai un spectre large.
Ton plat préféré ? La burtha (purée d’aubergines, tomates, coriandre fraîche et épices indiennes).
Un mot pour tout GM ? On est tous un peu fous mais on a beaucoup de chance de faire ce que l’on fait ! Donc tenez bon...