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Deux nouveaux enseignants-chercheurs

Manuel Munoz a intégré l’équipe G2R le 1er septembre sur un poste de professeur. Il occupe le bureau 322 au 3ème étage. Son projet de recherche porte sur l’altération supergène et les processus de concentration du nickel et du scandium dans les massifs ophiolitiques de Nouvelle-Calédonie.

Il étudie les processus minéralogiques qui contrôlent la concentration du nickel et du scandium le long de profils latéritiques de Nouvelle-Calédonie. Outre le laboratoire Géosciences Montpellier, ce projet fédère différentes entités comme l’EOST (Strasbourg), GéoRessources (Nancy), ISTerre (Grenoble), CEREGE (Aix-en-Provence), ESRF (Grenoble) ou encore des organismes de financement comme le CNRT ou l’INSU et différents partenaires industriels calédoniens (SLN, KNS, SMT, NMC et MKM).
Dans un contexte de crise mondiale des ressources primaires métalliques, ce projet s’intéresse à la caractérisation des profils latéritiques de Nouvelle-Calédonie, et au potentiel de valorisation du minerai nickélifère à travers l’exploitation du scandium. Cet élément, appartenant au groupe des terres rares, présente des teneurs significatives dans certains horizons latéritiques. Son prix sur le marché étant environ trois ordres de grandeur supérieur à celui du nickel, et ses applications industrielles grandissantes dans le domaine des technologies de pointe, il représente aujourd’hui un excellent candidat pour valoriser efficacement le minerai proposé par les principaux groupes miniers de Nouvelle-Calédonie.
L’approche qu’il développe associe échantillonnage de terrain, et techniques de micro-analyses basées notamment sur l’utilisation du rayonnement synchrotron. Une première mission sur le terrain a permis de réaliser un échantillonnage systématique le long de profils latéritiques développés sur différents protolithes ultrabasiques. L’étude consiste ensuite à caractériser les paragenèses d’assemblages minéralogiques souvent mal cristallisés et finement divisés, par des approches spectroscopiques sur roche totale, et par micro-imagerie chimique. Elle consiste aussi à déterminer la spéciation des métaux d’intérêt économique, principalement redox et phases porteuses, au cours des différentes étapes de latéritisation. Pour cela, un accent particulier est mis sur la spectroscopie d’absorption des rayons X (XAFS) au synchrotron.
En collaboration avec les différents partenaires cités précédemment, les résultats cristallochimiques sont complétés par une approche géochimique, et intégrés dans des bilans de masses et modélisations thermodynamiques permettant in fine la mise en perspective des processus de latéritisation et concentration métalliques à l’échelle de l’ophiolite.


Cécilia Cadio a été recrutée en mai 2016 comme maître de conférence en géophysique. Géophysicienne de formation, son domaine de compétence inclut la gravimétrie, l’inversion et la modélisation qu’elle utilise afin d’affiner la compréhension de la géodynamique interne terrestre.
Elle a débuté sa formation en science de la Terre en suivant la licence STU de l’université de Brest (UBO) et s’est ensuite spécialisée en géophysique dans le cadre du Master à l’Institut de Physique du Globe de Paris. Elle a obtenu son doctorat en géophysique en 2010, doctorat effectué dans le même institut et ayant pour objet l’origine du volcanisme intraplaque dans le Pacifique Central (Hawaii, Polynésie française). Elle a ainsi étudié les interactions panache-lithosphère et la dynamique du manteau profond à partir de l’analyse des données de gravimétrie issue de la mission spatiale GRACE.
De 2011 à 2014, elle a réalisé un postdoctorat à l’université de Yale (USA) au cours duquel elle s’est intéressée à la caractérisation de la structure thermique et de la rhéologie de la lithosphère océanique (zones de fractures, convection secondaire).
En 2014, elle a reçu une bourse postdoctorale du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) lui permettant de s’attaquer cette fois-ci au processus de déformation en domaine continental à partir des données gradiométriques de la mission spatiale GOCE. Au cours de ce postdoctorat réalisé au laboratoire Géosciences Montpellier, elle a étudié notamment la collision Yakutat dans le Nord-Ouest de l’Amérique.
Elle souhaite aujourd’hui poursuivre les travaux débutés à Géosciences et appliquer les méthodes développées, combinant données classiques (gravimétrie terrestre, topographie, sismologie) avec les jeux de données spatiales innovants à d’autres systèmes de convergence, à l’exemple du système Rif-Atlas au Maroc et du domaine Himalayen. L’objectif principal de son projet est de caractériser les structures et dynamiques locales et régionales de la lithosphère des régions de convergence, afin d’évaluer le rôle et l’importance des facteurs responsables de la distribution et du partitionnement de la déformation et de la sismicité.