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Deux nouveaux chercheurs

Après l’obtention, en 2006, d’un diplôme d’ingénieur ’Génie Mathématique et Modélisation’ à l’Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse et d’un master recherche ’Eau et Environnement’ à l’Université de Montpellier 2, Delphine Roubinet part en Bretagne en 2008, à Géosciences Rennes, pour débuter une thèse sur les processus d’écoulements et de transport de solutés dans les milieux poreux fracturés. À travers le développement de méthodes de modélisation spécialement adaptées aux roches fracturées, elle étudie l’impact des propriétés de ces milieux et de leurs hétérogénéités sur les échanges entre fractures et matrice à l’échelle des réseaux de fractures.

En 2011, elle effectue un contrat post-doctoral de deux ans aux États-Unis à San Diego à l’USCD (University of California San Diego) pendant lequel elle étend ses travaux aux réactions (bio)géochimiques dans les fractures grâce à des modèles hybrides, et au transport de chaleur de l’échelle de la fracture à l’échelle du réservoir. Son dernier contrat post-doctoral (2013-2016) à l’Université de Lausanne en Suisse lui permet de travailler en collaboration avec des géophysiciens pour améliorer la caractérisation des milieux fracturés grâce à l’utilisation de modèles adaptés aux spécificités de ces milieux.

Recrutée sur un poste de chargé de recherche au concours CNRS, elle a rejoint Géosciences Montpellier et l’équipe ’Transferts en milieux poreux’ le 1er décembre 2016 où elle va poursuivre le développement de ces problématiques de modélisation et caractérisation à plusieurs échelles des processus se déroulant dans des milieux fortement hétérogènes. Son bureau se situe à la Maison des sciences de l’eau.


Bruno Dhuime a été recruté sur un poste de CR1 au concours CNRS 2016 et a intégré l’équipe’ Dynamique de la lithosphère’ au 1er octobre dernier. Géochimiste de formation, ses travaux sont axés sur l’évolution de l’écorce terrestre à travers le temps et l’espace.

Son projet de recherche propose d’explorer les processus de formation, maturation, destruction et recyclage de la croûte continentale au cours du temps via une approche géochimique inédite basée sur l’analyse combinée de systèmes isotopiques caractérisés par des propriétés géochimiques et des constantes de désintégration variées (Rb-Sr, U-Pb, Lu-Hf et Sm-Nd). Son projet intègre en particulier un développement important dans le domaine de la microanalyse in situ de haute précision qui permettra de valoriser l’installation imminente d’une plateforme d’ablation laser couplée à un spectromètre de masse à multi-collection et source plasma de dernière génération au sein de l’OSU OREME.

Les analyses de roches, minéraux et inclusions minérales issues de sources magmatiques extraites du manteau depuis environ 4.5 milliards d’années à nos jours permettront d’établir, avec un degré de certitude encore jamais atteint, la date de naissance de la tectonique des plaques et des premières subductions sur Terre, l’évolution au cours du temps du volume et de la composition des magmas formés en contexte de subduction et/ou dans d’autres contextes géodynamiques, les interactions et échanges multiples entre le manteau, la croûte continentale, l’atmosphère et l’hydrosphère depuis l’Hadéen/Archéen jusqu’à nos jours.

Ce projet demande d’échantillonner des segments continentaux présentant une longue période d’évolution, idéalement depuis l’Archéen inférieur jusqu’au Méso/Cénozoïque. Ces segments continentaux sont particulièrement bien représentés et préservés en Chine et en Australie, deux pays que Bruno visitera entre le printemps et l’été 2017 afin de constituer une collection d’échantillons. Quand il ne sera pas sur le terrain, vous pourrez le trouver au rez-de-chaussée où il occupe le bureau 13.