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Du côté d’chez… Bernard Célérier

Bernard (à droite sur la photo) a grandi en Bretagne, au bord de l’océan. Adolescent, il est très vite attiré par les sciences, les mathématiques et la méthode. Il fréquente collège et lycée à Vannes (Morbihan) et obtient un bac C qui lui ouvre les portes d’une classe prépa maths-physique à Rennes.

Trois ans plus tard, arrive le moment d’effectuer son service militaire dans les rangs du 26ème RI à Vandœuvre-lès-Nancy en Lorraine. Bernard intègre ensuite l’École des Mines de Paris où la confrontation avec des géologues sur le terrain dans la région de Digne fut une réelle découverte, tant leur approche naturaliste se révéla être une nouveauté pour lui. Ainsi Bernard choisit l’option géologie à partir de la seconde année, s’intéressant en détail aux turbidites et aux slumps dans le Crétacé de la région de Sisteron (pré-Alpes). Au programme de cette étude : du terrain, de la cartographie, des coupes et des études de cycles sédimentaires. Après cette expérience, il s’oriente vers la géophysique dans le but d’associer son savoir-faire en maths-physique avec la géologie. Il compléte ensuite sa formation par un diplôme d’ingénieur géophysicien à l’École du Pétrole et des Moteurs de l’IFP (Institut Français du Pétrole).

Tous ces diplômes en poche, Bernard rejoint en 1980 le Département des Sciences de la Terre et des Planètes du MIT (Institut de Technologie du Massachusetts, USA) afin d’y préparer une thèse sous la direction de John Sclater. Ses travaux de recherche portent alors sur la modélisation géodynamique des bassins sédimentaires et des marges passives, avec pour cible d’étude la marge des Carolines (côte Est des États-Unis). Ceci l’amène à utiliser et à améliorer des codes de calculs numériques s’attachant à simuler les évolutions thermiques des bassins extensifs. Parallèlement à ces travaux, il s’intéresse à la question de la détermination de l’état de contrainte dans la croûte à partir de la réactivation des failles. En 1986, Bernard devient post-doctorant à l’Université du Texas à Austin (Institut de Géophysique et "Bureau of Economic Geology") où il étudie l’évolution géodynamique du bassin du Palo Duro (Texas) dans le cadre d’un projet d’évaluation du potentiel de ce bassin et de ses couches de halite permiennes pour le stockage de déchets radioactifs. Ce post-doc fut aussi l’occasion pour Bernard d’interagir avec des sismologues et de tester, sur des séismes de subduction, certaines des idées développées sur la détermination de l’état de contrainte.

Après huit années passées outre-Atlantique, Bernard devient en 1989 Chargé de recherche au C.N.R.S. et intégre l’équipe de géologie structurale de Maurice Mattauer, à Montpellier. Il continue d’accroître ses recherches sur les états de contraintes dans la croûte tout en s’attelant à développer des méthodes et des programmes d’analyse de données structurales. Dans le même temps, il contribue fortement à la création d’un réseau informatique commun aux quatre laboratoires de sciences de la Terre et d’hydrogéologie de l’Université de Montpellier II. Rejoignant quelques années plus tard le groupe de travail de Guy Vasseur, ses intérêts de recherches se tournent alors vers l’étude de la compaction mécanique des roches sédimentaires et sa relation avec les surpressions (à partir d’une approche expérimentale : oedomètres, presses triaxiales). Après un temps passé à Hydrosciences Montpellier, il rejoint le laboratoire de Tectonophysique, puis Géosciences Montpellier. Des campagnes internationales de forages viendront ponctuer régulièrement ses recherches (1992, 1998, 2014) et l’amèneront à développer des méthodes d’analyse structurale et d’estimation de l’état de contraintes à partir de diagraphies d’imagerie électriques et acoustiques.

Durant sa carrière, Bernard est régulièrement intervenu en enseignement sur la géodynamique des bassins, l’estimation de l’état de contrainte à partir de mesures de failles et glissements ou de mesures en forage, et sur le terrain pour l’apprentissage de la cartographie et des mesures structurales. Il a aussi contribué à l’encadrement de plusieurs thèses. Aujourd’hui, il est responsable de l’équipe de recherche Transferts en Milieux Poreux de Géosciences Montpellier. Ses travaux en cours sont focalisés sur des données de forage, tout en continuant à faire évoluer sa suite de logiciels d’analyses structurales, disponible en ligne.
Vous pouvez consulter son site internet

Légende photo : logging dans le puits DFDP-2B, faille alpine de Nouvelle-Zélande.
De gauche à droite : G. Henry (Géosciences Montpellier), D. Schmitt (University of Alberta), B. Célérier (Géosciences Montpellier). © (2014) Lucie Capova (Victoria University of Wellington).