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Quelques workshops

-  Le 2ème workshop CREEP a débuté le 14 février 2017 dans la belle salle Capizucchi de l’Université RomaTre, au centre de Rome. La matinée a commencé par la session des posters des doctorants CREEP. Comme défi, ils devaient présenter leur travail en deux minutes !
Le workshop s’est poursuivi par les conférences de Yannick Ricard (ENS Lyon) "Feedbacks between deformation, grain size and rheology", Jean-Paul Ampuero (Caltech, USA) "Effective friction laws for large-scale earthquake modeling : bridging the gap from laboratory to natural scales".

La matinée du 15 février a été consacrée à des discussions en groupes de travail autour de trois thèmes principaux (rhéologie du manteau, rhéologie de faille à micro-échelle vs failles, tectonique des plaques et tremblements de terre).
L’après-midi a permis aux participants de suivre trois nouvelles conférences : Alessandro Amato (INGV, Italie) "The 2016 Amatrice-Norcia -Central Italy- seismic sequence : overview and lessons learned", Massimo Cocco (INGV, Italie) "Data and Service for solid Earth Science : Open Science and Ethic Issues, the European Plate Observing System experience" et Warner Marzocchi (INGV, Italie) "Seismic Risk associated with Natural and Anthropogenic Hazard".

Le 16 février a débuté par une réunion plénière dans laquelle les participants ont effectué la restitution des discussions des différents groupes de travail. La matinée s’est achevée par la conférence de Francesca Ciffelli (Roma Tre) “The geology of Rome”.

Pour en savoir plus


-  GLADYS, le groupe de chercheurs de la façade méditerranéenne spécialisés dans l’hydro-morphodynamisme des plages sableuses et hébergé par Géosciences Montpellier, organise chaque année plusieurs workshops ultra-thématiques regroupant des spécialistes de la dynamique littorale à l’échelle française et internationale. Le dernier en date a eu lieu du 11 au 25 février dernier à Saint Julien en Vercors et a été entièrement consacré à "l’analyse de l’infra-gravité en zone littorale". Il a regroupé une quinzaine de personnes très largement investies sur le sujet.
Qu’est ce que l’infra-gravité en dynamique littorale ? Si on observe un spectre de densité de l’énergie potentielle des ondes de surface en un point à proximité de la côte, on constate la présence de plusieurs pics d’énergie. Certains pics d’énergie sont familiers : (a) autour de périodes de l’ordre de 6-15 secondes, on trouve l’énergie liée aux vagues elles-mêmes (celles qu’on "voit" de la plage), qui sont des ondes gravitaires (la gravité cherche à ramener la surface de l’eau sur une équipotentielle de la pesanteur et pour ce faire, contrôle la forme des vagues) ; (b) autour des périodes 6h, 12h, ..., on trouve classiquement l’énergie liée aux différents modes de la marée astronomique. Mais on observe très souvent un pic d’énergie sur des périodes autour de 40 secondes à 2 minutes (fréquences typiques 0.008—0.025 Hz). Voilà ce que l’on appelle l’infra-gravité, en référence au fait que cette énergie apparaît dans une gamme de fréquence située juste en dessous de celle des ondes de gravité classiques que sont les vagues. L’infra-gravité trouve son origine dans de multiples processus littoraux, tous en rapport avec des questions d’interactions complexes ondes-ondes-fond marin. De fait, ces ondes sont potentiellement à l’origine de la formation des barres sableuses d’avant-côte, contrôlent très largement la submersion marine, et auraient un rôle central dans le transport sédimentaire littoral. Leur étude est un challenge à la fois métrologique, physique et conceptuel. Un débouché potentiel inattendu d’un tel workshop pourrait être l’achat d’un sismomètre (et oui !) par les littoralistes. Ces appareils traditionnellement utilisés en sismologie pourraient être détournés pour mesurer l’infra-gravité en zone littorale. En effet, l’infra-gravité fait partie intégrante du bruit sismique et son intensité en fait un bruit particulièrement audible par un sismomètre judicieusement placé. A suivre !


- Du 6 au 8 mars a eu lieu à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (ISEM) un workshop intermédiaire concernant la limite Dévonien/Carbonifère. À l’issue du colloque, il a été décidé que toutes les propositions de stratotypes seront regroupées dans un volume spécial qui doit être finalisé cet hiver.
Le groupe montpelliérain, composé de membres de l’ISEM et de Géosciences Montpellier, associé à leurs collègues de Toulouse, Stuttgart et Cagliari, présentera une synthèse révisée des coupes de la Montagne Noire, particulièrement dans l’olistolithe de La Serre (domaine littoral) et dans la nappe du Mont Peyroux (plateforme externe).