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Actualités 2017


Contraintes géochronologiques sur les gisements de tsavorite du Kenya dans une étude en collaboration avec plusieurs universités françaises et l’université de Nairobie (Martelat & al., 2017), dans laquelle P. Monié apporte son expertise en géochronologie Argon/Argon.


La tsavorite est un grenat de type grossulaire riche en vanadium et chrome de formule Ca3 (Al,V,Cr)2 (Si04)3 utilisé en joaillerie au même titre que l’émeraude et qui est souvent associé au rubis dans plusieurs provinces de la ceinture métamorphique néoprotérozoïque de Mozambique, en particulier au Kenya.


Un projet financé par l’INSU a permis récemment de mieux appréhender le contexte géodynamique, métamorphique, magmatique, métasomatique et géochronologique des gisements de tsavorite au sud du Kenya, en combinant en particulier les méthodes U-Pb et Ar/Ar. On montre que ces gisements s’inscrivent dans une longue évolution thermique entre 620 et 500 Ma.




Caractérisation des différentes de phase de déformation extensive en Corse par F. Gueydan, J.P. Brun, M. Phillippon & M. Noury

Cette étude a permis de caractériser sur la Corse Alpine les différentes phases de déformation extensive enregistrées depuis le rifting Oligo-Miocene initiant l’ouverture du bassin Liguro-Provençal et la rotation du bloc Corso-Sarde jusqu’au rifting Tyrrhénien. Une nouvelle carte structurale de la Corse Alpine, obtenue par une synthèse originale des cartes géologiques existantes et de nouvelles acquisitions de terrain (environ 1000 mesures de foliation et de failles).

Nouvelle carte tectonique de la Corse Alpine, avec trajectoires de foliations (données présentes sur le stéréo) et les zones de déformations majeures identifiées (N140° en gris ; N60°-70° en rouge ; N-S en bleu). Les différentes lithologies et noms des unités métamorphiques Alpines sont représentées dans un log tectonique synthétique.




Les derniers résultats en modélisation thermomécanique de la subduction dans le papier de Diane Arcay paru en août 2017 (DOI : 10.1016/j.pepi.2017.05.008)

La subduction océanique est un processus dans lequel les interactions plaques-manteau sont étroites, multiples, et au final déterminantes. Ces interactions peuvent être étudiées à l’aide de codes numériques dédiés à la convection mantellique. Mais comment simuler correctement, avec un code où le milieu fluide est partout continu, une interface de subduction, clé du processus, qui est par définition une zone de discontinuités très localisées ?
Ce papier montre que la rhéologie choisie est cruciale, tout autant que la résolution numérique. En outre, supposer que cette interface est mécaniquement très faible conduit à simuler une zone de subduction si froide que le magmatisme de subduction n’y est plus possible. Des gammes de paramètres rhéologiques réalistes sont proposées en comparant les résultats du modèle aux observations géochimiques et géophysiques.




Bienvenue à Matthieu Plasman dans l’équipe Dynamique de la Lithosphère !

Matthieu Plasman rejoindra l’équipe DL début octobre pour 2 ans dans le cadre d’un post-doc CNES. Matthieu n’est pas inconnu à GM, puisqu’il a suivi le master DTRN de 2011 à 2013 pour ensuite effectuer sa thèse à Brest sous la direction de Pascal Tarits et Sophie Hautot. Ces travaux concernaient le développement d’une inversion conjointe gravi-sismo-magnétotellurique. Pour son post-doc, il utilisera ses compétences pour mettre au point une approche combinant gradiométrie spatiale et tomographie régionale pour imager les structures lithosphériques associées à la rupture continentale. Pour cela, il travaillera avec Cécilia Cadio, Christel Tiberi et Gwendoline Pajot (LAREG, Paris), et validera son approche dans le cadre du Rift Est Africain (Tanzanie).


Pour connaître les derniers travaux de Matthieu, consulter le dernier article publié par Matthieu Plasman, Christel Tiberi et al. DOI : 10.1093/gji/ggx177)

Dans cet article, le réseau sismologique temporaire installé pendant 2 ans au nord de la Tanzanie nous a permis de mettre en évidence un amincissement de 10km de la croûte dans cette partie du rift est-africain, mais surtout de localiser deux zones à faible vitesse, l’une dans la croûte inférieure que nous attribuons à de la fusion partielle, l’autre mantellique à environ 60-80 km de profondeur qui pourrait être le siège de déformation aux joints de grains, d’accumulation de melt ou de changement de composition du manteau.





Une très bonne nouvelle cette rentrée : le succès de l’ANR GAARANTI* (2018-2021) projet de recherche porté par Philippe Munch.

*GAARAnti : GAARLandia land-bridge vs Lesser Antilles dispersal pathways – coupling subduction dynamics and evolutionary processes in the Caribbean domain.

Plus d’infos ici





Nouvelles données sur l’évènement UHP en Méditerranée Occidentale _ Les résultats d’une étude géochimique "in situ" détaillés dans l’article de Bruguier & al. à paraître à Earth and Planetary Science letters en septembre 2017 - https://doi.org/10.1016/j.epsl.2017.06.043

Le métamorphisme Ultra Haute Pression (UHP) témoigne d’un enfouissement des roches à des pressions >25 kbars. La compréhension des mécanismes conduisant à l’enfouissement à grande profondeur, puis à l’exhumation des roches UHP est fondamentale dans notre connaissance de la dynamique terrestre et de la tectonique des plaques ainsi que dans l’identification des interactions entre réservoirs mantelliques et crustaux (nature et amplitude des hétérogéneités observées dans le manteau terrestre). Les roches témoins d’un métamorphisme UHP sont relativement rares à la surface du globe (une vingtaine de localités seulement). Elles ont cependant été signalées dans la chaîne alpine constituant le pourtour de la Méditerranée Occidentale notamment dans la chaîne des Maghrébides. L’âge du métamorphisme UHP dans cette zone orogénique reste controversé, avec deux hypothèses le rattachant soit à l’orogenèse Hercynienne, soit à l’orogenèse Alpine. Dans cet article nous présentons des analyses chimiques et des datations U-Pb sur zircons et rutiles inclus dans un cristal de grenat pluricentimétrique contenant des microcristaux de diamant. L’âge U-Pb des zircons et des rutiles permet pour la première fois de contraindre celui du métamorphisme UHP entre 32 Ma (rutile) et 21 Ma (zircon). Nous proposons que l’exhumation de ces unités UHP se produit à l’Aquitanien durant le retrait vers l’Est du slab téthysien. Cette étape est contemporaine d’un ensemble de phénomènes majeurs se produisant en Méditerranée Occidentale (emplacement crustal de manteau lithosphérique sous-continental, océanisation du bassin Liguro-Provençal, rotation du bloc Corso-Sarde et transgression marine).





Pour en savoir plus sur les modèles de croissance crustale, n’hésitez pas à lire le review de Bruno Dhuime et al., article paru en juin 2017- http://dx.doi.org/10.1016/j.sedgeo.2017.06.001

Ce review paper passe en revue les modèles de croissance continentale publiés au cours des 40 dernières années. Il s’intéresse en particulier à l’enregistrement de la croissance continentale à travers l’archive sédimentaire, via l’étude des isotopes de U-Pb, Hf et O dans des zircons d’origine détritique, ainsi que l’étude des isotopes du Nd dans des sédiments à grain fin d’origine continentale. Ces deux approches suggèrent de manière indépendante que la formation de croûte continentale est un processus essentiellement continu au cours du temps, cependant avec une diminution marquée du taux de croissance continentale à 3 Ga. La croûte continentale aurait ainsi évolué selon 2 stades distincts. La suite en lisant le papier !