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Missions de terrain

Les 10 et 11 janvier 2019 Gaétan Milesi, accompagné de Patrick Monié, s’est rendu sur le terrain pour échantillonner des gneiss et des granites au niveau de la faille de Py dans les Pyrénées-Orientales. Dans le cadre sa thèse sur la caractérisation des circulations hydrothermales dans le socle, Gaétan souhaite étudier l’impact des sources hydrothermales au niveau de Vernet-les-Bains sur les datations (U-Th)/He. Cette mission a aussi pour but de mieux comprendre le rôle de cette faille kilométrique sur les mécanismes d’exhumation du massif du Canigou.
Gaétan et Patrick en ont aussi profité pour récolter quelques échantillons complémentaires à proximité des sources hydrothermales de Thuès-les-Bains dans la vallée de la Têt. Ces échantillons vont compléter le jeu de données (U-Th)/He déjà obtenu dans cette zone et permettront d’avoir une résolution plus fine de la géométrie de l’anomalie thermique associée aux circulations de fluides. La neige était cantonnée au niveau des sommets mais les vallées, à l’inverse des sources, sont glaciales à cette époque de l’année ! Vue du Canigou au niveau du col de Mantet

"Je pars le 24 février 2019 au Bhoutan en compagnie de Rodolphe Cattin, Matthieu Ferry et Stéphane Mazzotti. Nous nous rendrons dans le Sud-Est du pays, dans une vallée isolée au cœur des premiers contreforts de la chaîne himalayenne. Au programme, deux missions pour le prix d’une. Dans un premier temps, nous tenterons quantifier les mouvements tectoniques accommodés dans la région au cours des derniers millénaires. Pour cela, nous effectuerons une description détaillée de différents objets géomorphologiques (cônes et terrasses alluviales) présents dans la zone qui semblent avoir enregistré une partie de la déformation tectonique au front de la chaîne. Dans un second temps, nous affinerons nos connaissances sur les mouvements tectoniques actuels en remesurant très précisément la position de points GPS installés au cours de missions antérieurs. Travailler sur deux échelles de temps différentes permet de mieux comprendre la dynamique de cet orogène et notamment la façon avec laquelle sont accommodés les mouvements tectoniques dans cette partie du pays. In fine en comparant les résultats obtenus le long de la chaîne, cette étude servira à mieux contraindre la segmentation du chevauchement himalayen et donc sa capacité à produire de très grands séismes."

Timothée Sassolas-Serrayet Vue vers le Nord-Est depuis le col de Thrumshing La, à 3 800 mètres d’altitude


Le bulletin du laboratoire Géosciences Montpellier n°16 - janvier/février 2019