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Mouvements verticaux post-rift sur la marge du Golfe du Lion

Une action menée dans le cadre du GDR "Marges" Atelier Golfe du Lion (2004-1006)

PROBLEMATIQUE

- Source-to-sink

- origine des reliefs ?

- quelle rhéologie lithosphérique post-rift ?

- réactivation des structures pendant le post-rift ?

METHODOLOGIE

Approche couplant géologie, géomorphologie et géochronologie.

Reconnaissance et la définition des paléosurfaces (d’érosion, d’altération, d’abrasion marine, de dépôt) et de profils amont-aval reliant les zones d’ablation ou zones source (reconnues par la morphologie et par leur signature sédimentaire), les zones de transit (identifiées par des dépôts résiduels exceptionnellement préservés dans des cavités) et les zones de dépôt (là où le profil intercepte le niveau de base).

RESULTATS

1) Une seule phase de déformation, post-Langhien et pré-Messinien, caractérisée par :

• Subsidence additionnelle dans la zone côtière, des bassins du rift (1000m pour la Camargue), résultant de la réactivation des failles profondes des Cévennes et de Nîmes. Le niveau de décollement actif pendant le rifting n’est pas réactivé.

• Surrection du sud du Massif Central (env. 500 m pour les Cévennes, Grands Causses, Montagne Noire) et de la Zone des Garrigues (env.300m), entraînant l’incision des canyons.

Cette déformation se corrèle (temporellement et spatialement) au pic d’activité volcanique du sud du Massif Central. Une origine mantellique, indépendante de la formation de la marge est donc suggérée.

2) Il n’y a pas de déformation significative, mesurable, postérieurement à l’érosion Messinienne, dans la partie onshore de la marge.

L’augmentation des taux d’incision au Quaternaire est reliée à une accentuation de l’érosion due à la détérioration du climat.